LIEUX HISTORIQUE

Avenue de Breteuil

Avenue

Adresse : Avenue de Breteuil, 75007 Paris, France

« Commence à la place Vauban, n° 1 et 3 ; finit à la rue de Sèvres, n° 114 et 116. Le dernier impair est 85; le dernier pair, 84. Sa longueur est de 848 m. 10e arrondissement, quartier des Invalides.

Les avenues et places situées aux abords de l’hôtel des Invalides ont été presque toutes formées peu de temps après la construction de ce monument, c’est-à-dire vers 1680. Celles qui avoisinent l’École-Militaire ont été tracées vers 1770. Longtemps elles restèrent pour la plupart sans dénomination. A Napoléon Ier appartient l’honneur d’avoir décoré de noms illustres ces larges et magnifiques avenues, qui répondent dignement à la grandeur des monuments qu’elles entourent. Jusqu’à ces dernières années, elles étaient restées la propriété de l’État. Elles sont entrées dans le domaine de la Ville en vertu des deux lois que nous reproduisons ci-après : « Au palais des Tuileries, le 19 mars 1838. Louis-Philippe, roi des Français, etc. Art. 1er. Le ministre des finances est autorisé à céder, gratuitement, au nom de l’État, à la Ville de Paris, les avenues de Saxe, de Tourville, de la Bourdonnais, de Lowendal, de Suffren, de la Mothe-Piquet, et la partie de l’avenue de Breteuil, comprise entre la place de ce nom et la barrière de Sèvres, ainsi que le boulevard de Latour-Maubourg, les places de Fontenoy, de Breteuil, et la partie de celle de Vauban traversée par l’avenue de Tourville, dans la largeur de cette avenue seulement; le tout, conformément aux indications du plan annexé à la présente loi. Art. 2. Au moyen de cette cession, la Ville demeure chargée de pourvoir à l’entretien de ces emplacements. Elle est tenue, en outre, expressément, de leur conserver les formes et dimensions actuelles. La présente loi, discutée, etc., ce jourd’hui, sera exécutée comme loi de l’État, etc…. Signé Louis-Philippe. » Les avenues indiquées dans cette loi présentent, sous le rapport des lignes, certaines irrégularités, que doivent faire disparaître des alignements qui ont été sanctionnés par une ordonnance royale du 9 août 1844.

« Au palais de Saint-Cloud, le 4 juin 1853. Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des Français, avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et promulguons ce qui suit : Article 1er. Le ministre des finances est autorisé à céder »gratuitement, au nom de l’État, à la Ville de Paris, l’ Esplanade des Invalides, la place Vauban, les avenues de Villars et de Ségur et la partie de l’avenue de Breteuil comprise entre la place Vauban et la place de Breteuil, conformément aux indications du plan joint à la présente loi. Art. 2. Au moyen de cette cession, la Ville demeure chargée de pourvoir à l’entretien et à l’éclairage de ces emplacements : elle est tenue en outre expressément de ne pas en changer la destination et de leur conserver les formes et dimensions actuelles. »

Dans les diverses communications concédées par ces deux lois, la Ville a exécuté des travaux importants de mise en état de viabilité.

L’avenue de Breteuil a été formée vers 1680. Le plan de Verniquet l’indique sous cette dénomination. Une ordonnance royale du 9 août 1844 a déterminé l’alignement de la partie comprise entre la place de Breteuil et la rue de Sèvres. La largeur en est fixée à 70 m. Les propriétés riveraines de cette partie sont alignées, à l’exception de celles n° 85, 82 et 84.

Louis-Auguste le Tonnelier, baron de Breteuil, né à Preuilly, en Touraine,en 1723, est mort à Paris le 2 novembre 1807. Le baron de Breteuil remplit les hauts emplois de la diplomatie, et fut nommé, en 1783, ministre de la maison du Roi et de Paris, en remplacement d’ Amelot. Il eut le mérite de se faire aimer des Parisiens, par plusieurs embellissements dont il orna la capitale; les gens de lettres surtout et les artistes trouvèrent en lui un protecteur éclairé. »

Source : F. et L. Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Bureau de la Revue Municipale, 1855, Paris.

Avenue de Breteuil