LIEU HISTORIQUE

Eglise de la Sainte Trinité

Eglise

Adresse : Eglise de la Trinité, 75009 Place d’Estienne d’Orves, Paris

L’église de la Trinité, à Paris dans le 9ème arrondissement, à côté de la gare Saint-Lazare, fut édifiée entre 1861 et 1867 par l’architecte Théodore Ballu,

Une première église de la Trinité en bois polychrome est édifiée en 1852 rue de Clichy, à l’emplacement du second Tivoli (aujourd’hui occupé, entre autres, par le Casino de Paris).
Son transfert est décidé par le baron Haussmann dans le cadre des transformations de Paris sous le Second Empire voulues par l’empereur Napoléon III. L’église est implantée à l’extrémité de la perspective ouverte par la rue de la Chaussée-d’Antin.
Avec 90m de long, 34m de large et 30m de haut, le monument est en fait de type basilical par sa grande nef de 17m de large.
Comme l’église Saint-François-Xavier, ce sanctuaire du 9e arrondissement possède une ossature métallique. En effet, seule une charpente en fer permet de telles proportions. Les bas-côtés ont été voulus étroits pour ne pas déranger les fidèles pendant la messe.

L’édifice est construit au-dessus d’un petit square dessiné par Jean-Charles Alphand. Sa façade richement décorée est inspirée de la Renaissance italienne, avec des niches comme à Saint-Jean de Latran, des frontons et des pilastres.

12 mai 1871

Le vendredi, 12 mai, une trentaine de femmes s’y présentèrent et remirent au bedeau Dupré un ordre, signé Guérin , délégué à la mairie , en vertu duquel l’édifice communal devait être le soir même mis à la disposition du Club de la Délivrance. Ces femmes, qui étaient suivies de quelques fédérés non armés, paraissaient avoir pour cheffe la polonaise Lodoïska.
La séance s’ouvrit à huit heures , en présence d’une assistance assez nombreuse, et où les hommes étaient en très petite minorité.

Source :
Les églises de Paris pendant la commune par A. de Pontmartin, 1873

23 mai 1971

Au moment où Montmartre succombait, la troupe s’emparait de l’église de la Trinité, défendue par cent fédérés, qu’il fallut déloger à coups de canon et refouler ensuite à l’arme blanche.

Les troupes versaillaises établissant cinq pièces d’artillerie sous le porche de l’église de la Trinité, commencèrent à battre la barricade de la chaussée d’Antin, qui défendait l’accès du boulevard et de la place Vendôme. La canonnade dura six heures, jusqu’au moment où les marins, cheminant à travers les maisons, parvinrent à dominer la barricade et à fusiller ses défenseurs presque à bout portant.

Source :
Les huit journées de mai derrière les barricades, Lissagaray, 1871

Crédit photo :
Benchaum

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